- Personnes, groupes, personne ressources. Nombre et qualité, taches à accomplir, estimation du temps à consacrer et des compétences.
Matériels.
- Documentation, collecte d’informations, matériels audiovisuels.
Finances- Définition d’un budget prévisionnel, demande de subvention, recherche de financement et de prestations en nature, mécénat et sponsoring.
Autres moyens :- Définir les moyens de communication visant à faire connaître le projet et a la promouvoir.
- S’inspirer d’expériences, déjà réalisées, ou s’assurer le concours de personnes ou d’organismes extérieurs.
- Elaborer les outils de suivi, de contrôle et d’évaluation.
Les délais :- Durée et échéancier de travail. Préparation, déroulement, évaluation des résultats.
- Comptes-rendus réguliers de l’avancement des différentes phases de l’action.
- Détermination des dates, du passage de la réflexion a la mise en pratique (programme).
Réaliser le projet(Solidarité – proximité) La gestion de l’action. La mise en œuvre : entre prévisions et réalités.Réajuster les éventuels écarts entre prévisions et réalités :
- Programmer, avec rigueur, l’action, de telle manière, que l’on appréhende les ajustements techniques (concernant les moyens, certaines échéance…)
- Se doter d’outils pour repérer l’image du projet perçue par le public, pour préciser les objectifs (analyse des articles de presse, du sens de la participation du public…)
- Les missions et répartition des taches.- Suivre l’engagement de chacun des partenaires et la coordination de l’action.
- Créer des outils de travail (récapitulatif de permanence ect…)
Le budget.Suivre l’exécution du budget prévisionnel afin de réajuster les lignes de dépenses en fonction des recettes.
Une information du public, concerné par le projet, de façon répétitive et avec des moyens diversifiés (affichages, réunions et selon les partenaires, brochures, journaux, émission de radio et de télévision…)
Recherche et formation.Pour renforcer le projet, il est parfois utile de :
- Faire appel à des personnes extérieures pour présenter leurs expériences et leurs recherches.
- De montrer des séquences de formation qui peuvent aider à avancer (ex : comment animer une réunion, comment rédiger des communiqués de presse, comment faire des entretiens ?).
- La gestion des ressources humaines.Aspect organisationnel.Association X |
Association Y |
Ensemble des partenaires (ou assemblée générale) |
Comité de pilotage ou groupe de coordination |
Groupe de suivi ou groupe technique |
Groupes de suivi thématique.
(groupes techniques thématiques)
(Ex. Communication, finances)
Le comité de pilotage est un groupe restreint, élu par l’ensemble des partenaires et les représentants, pour toute décision concernant le projet.
Le groupe de suivi émane du comité de pilotage (mais peut s’élargir à tout partenaire qui le souhaiterait). Il suit les modalités d’exécution de l’action et a une fonction de proposition.
Il peut créer des sous-groupes par thème.
Mise en pratique des règles de fonctionnement du groupe.
Aspect fonctionnel.- Gérer au niveau collectif, le temps disponible prévu par chacun des partenaires.
- Veuillez, à ce titre, au remplacement, éventuel, des personnes ne pouvant assurer leurs taches.
Contrôle et surveillance.Un certain nombre d’outils ont été prévus pour suivre la réalisation et procéder à l’évaluation.
- S’assurer, que dans la répartition des taches, cette fonction de surveillance est bien assurée.
- Tester la pertinence des outils et procéder à un éventuel ajustement.
Evaluer le projet.(Solidarité – proximité)
Evaluer un projet c’est :- Mesurer l’impact qu’il produit sur le public visé et déterminer les éléments qui ont influencé son résultat.
- Examiner si l’investissement de chaque acteur a été payé de retour par l’appréhension du degré de satisfaction.
La mesure de l’impact.Produit et la détermination du résultat.Quatre critères d’évaluation peuvent être étudies :
La fréquentation.Il s’agit, notamment, d’examiner si :
- L’on est parvenu à augmenter le public habituel, c’est a dire, à dépasser le nombre de personnes susceptibles d’être touchées par chacun des partenaires.
- Cette cible s’est élargie vers d’autres publics que le public habituel et, dans l’affirmative, en étudier les raisons.- La cible choisie a bien été celle qui a été attendue : quels ages, quelles catégories socioprofessionnelles ont été effectivement concernées ?
Le degré d’intérêt du public.Plusieurs moyens existent pour voir si le public a été actif ou passif :
- Le nombre de demandes de renseignements qui témoigne de l’intérêt du public.
- Le nombre de propositions de participation ou d’engagement, à court ou a moyen terme, qui montre son adhésion (ces propositions peuvent viser, notamment à prolonger l’action).
- Nombre de contacts dépassant le territoire ou se déroule le projet, cela indique l’ampleur de l’adhésion a ce projet.
Le retentissement suscité.Le retentissement du projet s’évalue selon :
- Le comportement du public, lors des manifestations ou activité temps passe, réflexions ou débats, commentaires, propositions d’aides de toute nature.
- L’attitude des organismes extérieurs : leur participation aux divers moments du projet, leur degré d’implication et leurs propositions.
- La médiatisation : évaluer la couverture médiatique, la place accordée au projet, son traitement (emplacement, commentaires), le nombre de messages diffusés et rediffusés, la diversité des médias.
- En mesurant l’écart entre l’effet attendu qui a été fixé lors de l’élaboration du projet, et l’effet obtenu à l’issue de sa réalisation, on peut ainsi déterminer sa pertinence. La diffusion des résultats auprès des partenaires est un élément d’appréciation définitif.
Evaluation du degré de satisfaction. La valorisation de l’identité de chaque partenaire traduit le degré de satisfaction.Elle peut être de nature symbolique (un ou plusieurs partenaires ont élargi leur image), économique (le projet appelle des perspectives quant a un marché créateur d’emploi), institutionnelles (de nouveaux rapports se sont tissés avec d’autres partenaires). Organisationnelles (la capacité des partenaires a être efficaces a été reconnues). La volonté de continuer la collaboration, entre tout ou partie, des partenaires pour d’autres projets confirme ce degré de satisfaction.
Les retombées du projet, en termes quantitatifs, indiquent le caractère productif de l’action collective.- Création d’outils réutilisables (expositions, ouvrages.)
- Collaboration préconisée par la création d’une structure.
- Perspectives pour aller plus au fond des choses.
- Equilibre ou excédents financiers du projet.
- Création de relations nouvelles, de liens sociaux…
Créer son journal. Créer un journal, pourquoi ?.Le journal est un des moyens de promouvoir le projet de l’association, comme il peut participer à la valorisation d’un aspect, ainsi il serait plus intéressant de focaliser sur un point dominant ou en conjuguer plusieurs.
Tisser un lien entre des personnes.La mise en relation des personnes partageant des centres d’intérêts communs est a la base de la constitution d’une association.
Ce type de liaison permet la cohésion entre les membres de l’association et développe le sentiment d’appartenance à «une famille ».
Il serait utile, aussi, de prévoir la feuille d’humour dont ont besoin les lecteurs, pour prendre de la distance, vis à vis des aléas de la vie quotidienne.
C’est ce même état d’esprit qui préside la création d’un journal.
Etre un outil pour l’association.Promouvoir et valoriser des activités ou des services :
Beaucoup d’association réalisent des activités ou proposent des services, présentation de manifestations, de stages, d’ateliers d’expression, travaux d’assemblage, travaux de couture, broderie, théâtre, musique, cours de soutien scolaire, d’alphabétisation, prise en charge d’enfants handicapés et/ou abandonnés, etc.….
Diffuser des connaissances :
Elles peuvent éditer des fiches techniques, des résumés d’ouvrages, des articles documentaires, des textes de lois, des textes réglementaires suivis de commentaires.
Etre une tribune de débats.
Le journal est souvent le moyen de soumettre des informations au public. Une association de quartier, ainsi, peut demander l’avis d’une population sur des projets la concernant.
Quels que soient les objectifs que se donne un journal, celui-ci constitue la vitrine de l’association ou sa ;carte d’identité, il devient son média avec l’extérieur. Sa présentation, le ton, le style utilisé sont donc primordiaux.
Le matériau informatif.C’est l’information qui nourrit le journal ; elle est une matière brute qu’il convient de bien capter, de traiter avant de la diffuser. Cela implique des méthodes et des outils adaptés et un certain professionnalisme.
Capter l’information.L’information est un «message capable de déclencher une action » aussi, il faudrait être rigoureux dans la manière de la capter. Capter l’information c’est :
- Retenir un contenu.
- Identifier le contexte de sa diffusion.
- La collecter de telle manière quelle ne souffre d’aucune contestation (témoignages, écrits…)
- La recouper, avec d’autre, pour la fonder ou la vérifier ainsi que ses sources faute de quoi, on ne pourra parler que de bruit ou de rumeurs.
Traiter l’information.L’information brute n’a qu’un intérêt relatif car elle est souvent éloignée de l’action qu’elle peut déclencher, il faut donc la traiter :
En triant ce qui relève de l’information et de la rumeur.
En séparant ce qui est du domaine de :
- L’information.
- L’opinion (réflexion personnelle sur une information).
- Le point de vue (la résultante d’opinions).
- Le débat (confrontation de divers points de vue).
- La proposition.
- La décision.
En se forgeant une opinion par le débat ou l’échange de vues ou le rapprochement avec d’autres informations.
En la traduisant en termes lisibles et clairs pour le lecteur.
Le journal est le support écrit qui peut répondre à ces exigences ; il convient, pour que sa diffusion soit bien reçue, de veiller aux aspects techniques de sa réalisation et de sa fabrication.
LES RELATIONS INTERNATIONALES. ROLE ET CONTRIBUTION DES O.N.G DANS LE DEVELOPPEMENT DES RELATIONS NORD-SUD.Les associations ou les ONG, pour utiliser une expression beaucoup plus usitée, procèdent, a travers le monde, d’un même esprit : l’instauration de liens de coopération et d’échanges entre les O.N.G qui partagent des intérêts communs. Les ONG contribuent, pour une large part, a la promotion de la paix, la lutte contre le racisme et l’intolérance, l’amélioration de la qualité des relations internationales et plus particulièrement des relations Nord-Sud.
Bon nombre d’ONG du Nord participent à la réalisation de projets de développement économique et social dans les pays du sud.
Le souci premier des ONG est d’encourager le dialogue, élément fondamental pour une meilleure compréhension entre les peuples et le respect de leur identité.
LES ASSOCIATIONS ALGERIENNES ET LE MOUVEMENT ASSOCIATIF INTERNATIONAL.Les associations algériennes, longtemps absentes du paysage associatif international, découvrent, peut a peu, l’intérêt qu’il y a pour elles, a s’y insérer et a nouer, en fonction de leurs objectifs et de la diversité qui caractérise, des liens avec les associations étrangères qui œuvrent dans des domaines semblables aux leurs, de manière a s’enrichir au contact d’autres expériences.
La loi n° 90-31 du 4 décembre 1990, relative aux associations, a travers deux de ses dispositions (l’article 21 et 28) réglemente la question relative aux relations internationales.
L’article 21 dispose : « seules les associations a caractère national peuvent dans le respect des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, adhérer à des associations internationales poursuivant les mêmes buts ou des but similaires. Cette adhésion ne peut intervenir qu’après accord du ministre de l’intérieur ».
En vertu de l’article 28 : « Les dons et legs d’associations ou d’organismes étrangers ne sont recevables qu’après accord de l’autorité publique compétente qui en vérifie l’origine, le montant, la compatibilité avec le but assigné par les statuts de l’association et les contraintes qu’ils peuvent faire naître sur elle ».
Dans le domaine des relations internationales, tout doit être en parfaite conformité avec la loi.
La loi, en édictant, dans ce domaine, un certain nombre de règles, vise seulement a faire en sorte que cette action se déploie dans le strict respect de la souveraineté nationale et de nos valeurs spirituelles, sociales et culturelles.
RELATIONS : ASSOCIATIONS ALGERIENNES - ONG INTERNATIONALES.Dans la communication, qu’il avait présentée devant les participants aux journées d’information et de formation du mouvement associatif les 16 et 17 juin 1996, le Secrétaire d’état, auprès du Ministre des Affaires Etrangères, chargé de la Communauté Nationale à l’étranger avait pour illustrer ces aspects, tenu ces propos : « Si les ONG apportent un certain nombre d’avantages importants sur le plan opérationnel, il n’en demeure, pas moins, qu’elles portent, en elles, des velléités d’ingérence susceptibles d’aller à contre- courant des résultats escomptés et qui appellent, de la part des ONG nationales ou le pays bénéficiaire, beaucoup de perspicacité.
Notre expérience des ONG, bien que récente, est riche d’enseignements sur des organisations qui poursuivent, ouvertement, ou de manière occulte, des objectifs politiques, religieux ou autres, et ce, en violation des principes fondamentaux régissant le droit international et de leur indépendance.
C’est pourquoi, il convient, à notre sens, avant d’engager des relations de partenariat avec une quelconque ONG, d’obtenir toutes les précisions et les éléments importants concernant les objectifs recherchés, l’origine des fonds, les modes de financement, etc.…
Il faut, en effet, savoir, que sur le plan mondial, il y a un nombre incalculable d’ONG activant dans de multiples domaines avec des motivations, parfois, inavouables »
Ces principes étant posés, et après s’être assuré de la sincérité du partenaire et du caractère désintéresse de son action, les relations peuvent s’établir sur la base d’un respect mutuel. Les relations peuvent alors revêtir plusieurs formes :
- Echange d’expérience, d’informations, de cadres, d’activités communes.
- Organisation de séminaires, de voyages d’études.
- Elaboration de cycles de formation pour les cadres associatifs autour de thèmes bien précis.
- Contribution au financement de la réalisation d’un ou de plusieurs projets d’intérêt général.
- Octroi de dons en nature.
D’autres types d’actions peuvent, bien entendu, être envisagés. L’important, pour les associations algériennes, est de savoir, ce qu’elles veulent avec précision, et dans quelle mesure le partenaire étranger peut répondre a leur attente. Il s’agit de négocier, d’user, donc de diplomatie il n’est nullement question de se présenter en quémandeur, mais de se considérer comme partenaire, de manier subtilement l’art du compromis, de faire, parfois, des concessions sur certains points et d’être intransigeant sur d’autres. Le respect de soi, il faut savoir l’imposer.
CONCLUSION Pour gagner en crédibilité, les associations algériennes doivent faire œuvre de professionnalisme et éviter, a tout prix, lorsqu’elles sont réunies dans des séminaires internationaux, d’étaler leurs divergences, après s’être présentées en rangs dispersés. C’est la plus mauvaise façon de rendre service au pays qu’elles sont censées servir : L’ALGERIE. GUIDE PRATIQUE DES ASSOCIATIONS.SOMMAIRE
AVANT – PROPOS……………………………………………. …….01
L’ASSOCIATION : LE CADRE JURIDIQUE………………….……02
- Qu’est-ce qu’une association ?
- La liberté d’association.
- Les principes de base du contrat d’association.
- Modalités de constitution de l’association.
- L’a déclaration de l’association.
- La délivrance du récépissé d’enregistrement.
- Les formalités de publicité.
- Les effets de la déclaration.
LES STATUTS…………………………………………………………08
- Comment rédiger les statuts ?
- Modèle de statuts.
LE REGLEMENT INTERIEUR……………………………………..…19
- Son contenu
- Sa rédaction.
L’ASSEMBLEE GENERALE CONSTITUTIVE……………..……….21
LES INSTANCES DE DECISION……………………………….…….23
- L’assemblée générale.
- Le bureau.
LES MEMBRES DE L’ASSOCIATION :
DROITS ET OBLIGATIONS ………………………………………….25
LA RESPONSABILITE DE L’ASSOCIATION
ET DE SES DIRIGEANTS……………………………………..………28
CONTROLE DES ASSOCIATIONS : DISSOLUTION………….……30
LES ASSURANCES…………………………………………….………32
GESTION FINANCIERE ET COMPTABLE DES ASSOCIATIONS…34
LES COTISATIONS……………………………………………………. 44
LES SUBVENTIONS……………………………………………………46
LES PARTENAIRES INSTITUTIONNELS DES ASSOCIATIONS…..49
LE PROJET (solidarité – proximité)……………………………….…… 52
- Elaborer le projet.
- Réaliser le projet.
- Evaluer le projet.
CREER SON JOURNAL………………………………………..……….65
LES RELATIONS INTERNATIONALES…………………………… 68
NOTE A L’INTENTION DES UTILISATEURS DE CE GUIDE.En dépit de tous les soins apportés à la confection de ce guide une erreur ou omission reste toujours possible.
Nous espérons que les utilisateurs de ce document auront l’amabilité de nous la signaler et de nous faire part de leur critique et suggestions ; nous manquerons pas d’en tenir compte dans la prochaine édition de ce guide.
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