Quotidien "Horizons du 27 février 2008"

ASSOCIATION EL-BARAKA

Œuvrer pour l’autonomie des handicapés

La petite Houda Bessalem, 14 ans est très heureuse. Cela se lit dans ses yeux pétillant de bonheur. Ne pouvant parler et se mouvoir correctement à cause d’une méningite contractée alors qu’elle ne dépassait pas les 5 mois, elle vit avec un handicap qu’elle surmonte grâce à sa la famille. Mais aussi grâce à l’Association Nationale de Soutien aux Personnes handicapées El-Baraka, (ANSPH). Celle-ci l’a aidé pour une formation de décoratrice florale, dispensée durant 3 mois par une éducatrice spécialisée.
Avec une pâte chimique Houda a réalisé des décorations d’un service à gâteaux. Elle a présenté récemment ses travaux aux ateliers de l’association à Ain- Taya. Et personne parmi les présents n’a immaginé que derrière cette œuvre florale il y avait une handicapée. Les prouesses de la petite Houda ont laissé pantois plus d’un. Et pour cause, l’adolescente est paralysée des deux mains. Flora Boubergout, la présidente d’El Baraka est également heureuse. Grâce aux donateurs et âmes charitables l’ANSPH a réalisé deux programmes pour les adhérents handicapés : des formations et financement d’appareillages orthopédiques.
La cérémonie de clôture de ces deux programmes a eu lieu jeudi passé, à Ain-Taya aux ateliers de l’association. Bachir Beggah, habite Houch El-Makhfi. Agé de 25 ans il suit un stage de gestion des ressources humaines à Reghaia, il est reparti après la cérémonie avec le cœur léger. Né avec une jambe atrophiée, il a reçu de l’association un tricycle avec moteur qui lui permettra de se déplacer facilement sans l’aide de quiconque.
Ourida Boualem, 34 ans, mère de trois enfants est une autre handicapée motrice que l’association a formé en coupe et couture. Ne voulant point être un poids pour sa petite famille, en 8 mois Ourida a appris le métier en réalisant de petites robes, des couvre-lit pour bébé ainsi que des tabliers de cuisine.
Alliant savoir-faire et art, ses objets ont tout de suite trouvé preneur. Pour Flora Boubergout, la présidente : «Il ne faut en aucun cas laisser les handicapés isolés dans leur douar. Il faut toujours les rassembler autour d’une activité pour leur épanouissement personnel dans un espace de convivialité.
Il faut tendre la main aux autres pour qu’ils soient autonomes et se sentir libre dans leurs mouvements». De son coté, Nabila adhérente à l’ANSPH a affirmé qu’avant tout : «Nous voulons notre intégration dans des centres de formation pour personnes normales car nous voulons fuir notre handicap».
Pour clore la cérémonie, des certificats d’assiduité ont été remis aux élèves ainsi qu’aux donateurs dont l’un d’eux a déclaré en s’adressant à la présidente de l’association : “Nous avons besoin de votre courage et de votre persévérance pour soutenir les actions envers cette frange de la population”.
Rabéa F.

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 27/02/2008
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